Un jour

Il y a des jours ou tout bascule.

Un jour pas si lointain, mon monde a basculé. Au début, c’est comme si le sol s’effondre sous nos pieds. C’est comme si on plongeait dans un océan et que la surface s’éloigne à mesure qu’on tente de la retrouver. C’est comme si la porte au bout du couloir s’éloigne. On s’approche pour aller voir ce qui se passe derrière. Mais elle semble reculer.

Et puis tout d’assombris.

Et puis on entend comme un train au loin. Et on est persuadé qu’il n’est pas là pour nous.

Heureusement il y a cette bouée, celle de nos proches. Qui, quoi qu’il arrive, nous soutiennent et nous aident à avancer. Ils nous donnent le bras pour nous soutenir. Ils nous tendent la main pour nous relever. Ils nous allument une petite lumière pour qu’on puisse apercevoir cette vérité.

Et puis il y a les coups de pouces du destin. Une rencontre, un évènement, une discussion, un regard, une réaction. Toutes ces petites choses nous montrent que la vie n’est pas une fatalité. Il vaut parfois mieux sauter pour tout changer que s’obstiner et s’effacer peu à peu.

Alors on entend comme un souffle. Il semble que notre corps à continué à respirer, notre cage thoracique bouge, nos bras bougent, notre cœur bat. Peu à peu la vie reprend son cours et on se rend compte qu’on n’est plus sur le même chemin.

Celui-ci est moins sombres, plus accueillant, plus stimulant aussi. Et puis on a envi de marcher à nouveau. Et puis on a envi de marcher plus vite. Et puis on se rend compte finalement qu’il y a plusieurs chemin possible et que tout n’est pas déjà écrit.

Finalement, je saute dans ce train pour descendre à une autre gare. Je commence à écrire mon histoire. Je trace ma propre route.

Peut importe où ça mènera. Peu importe si cette route est sûr ou pas. C’est celle que j’ai choisi. C’est celle que je vais construire pour qu’elle ressemble à la route que j’ai envie de suivre.

Isatis